• - Le burn out -

    Tout au long de ma carrière, beaucoup de patients m’ont émue, certains aux larmes, d’autres m’ont prodigieusement agacée voire carrément mise en fureur.

    Une infirmière ne peut pas s’attacher à tout le monde.

    Une juste distance est nécessaire car la demande est telle qu’y répondre avec ses tripes et son âme reviendrait à se perdre à tout jamais. 

    En tant que professionnels de santé, nous ne sommes pas suffisamment préparés  à cet exercice périlleux qui consiste à savoir accueillir sans recueillir, comprendre sans s’impliquer émotionnellement, savoir trouver les mots justes.

    Ceci est tout simplement l’empathie, mais très difficile de se l’approprier  car les patients et leur entourage sont chronophages et poser des limites raisonnables lorsque la situation est insoutenable, ou transposée à du déjà vécu ou à du redouté, est parfois au-delà des possibilités du soignant.

    Alors on avale, on absorbe, on fait bob l’éponge….et un on jour on explose : le mot de trop, le camion de déménagement devant la voiture, l’appel juste quand on vient de rentrer chez soi,….le burn out est là, tapi dans l’ombre prêt à bondir et enserrer la soignante dans ses griffes sans  pitié….pas d’échappatoire, l’angoisse qui monte, les larmes qui jaillissent, cet étau permanent le matin, le soir, et ce dégoût de tout…
    Plus possible de toucher un patient, de changer une couche, d’entendre une plainte. Ils se transforment tous en faces grimaçantes et menaçantes.
    Ils veulent ma peau mais ils ne l’auront pas …
    Seulement ils s’avancent vers moi, leurs mains pleines de doigts noueux d’arthrose en avant, dans une danse macabre et chaotique, une démarche chancelante, ils avancent inexorablement…
    Les spectres de tous les morts et les encore vivants mais presque morts, ils vont m’attraper, m’engluer de leur salive nauséabonde, m’inonder de leur déjections et me piétiner…..au secours, ils sont là !!!

                        France inter, il est 5h, le journal présenté par ….

    Ouf j’ouvre un œil, bon ! J’y vois encore…je suis dans mon lit, les draps en bataille, le radio réveil diffusant les  premières nouvelles du jour, pas de zombie à proximité, ni dans le lit ni derrière la porte, juste un cauchemar, un de plus…. Cette sensation de danger imminent revient, tenace, sans fondement.

    Horoscope, vierge : attention aux faux amis aujourd’hui… vous allez vers des désillusions, remettez votre fonctionnement en question. Peut-être est-il temps de changer de voie ?.....

       Oui en effet il est grand temps ! Mais que faire ? Depuis 28 ans je ne fais que ça, je ne sais faire que ça, mais pas je ne « veux » pas faire que ça. Dans un premier temps gérer l’urgence. Lever le pied, arrêter quelques temps, prendre du recul, réfléchir, se poser et se reposer.

    Oui mais pas si simple avec les charges, les crédits et le quotidien à assurer.  Je remets à plus tard, je suis forte, je vais y arriver, allez ! Un café, une douche et hop, on saute dans la voiture et on y va. Sauf que la bête est toujours là, derrière mon dos. Des bouffées d’angoisse à chaque sonnette, des soupirs dans chaque cage d’escalier, une envie de partir à peine entrée et surtout ne plus voir, ne plus entendre. Je ne peux me boucher les oreilles, ni même me mettre des écouteurs, ni faire semblant de ne pas entendre ce qu’on me dit…. "j’ai mal, j’ai pas dormi, je suis constipé, vous êtes en retard, vous êtes en avance, j’attends le médecin, je veux mourir"….

    Moi aussi, en ce moment précis je voudrais ne plus être là. Ne plus avoir à subir ces jérémiades incessantes et ces reproches permanents.

    Mais comment faire???? Des pistes au prochain numéro!

    Clématite

    « - Sommes-nous transparents ?? - - L'infirmière libérale et les soucis de voiture - »
    Partager via Gmail

  • Commentaires

    19
    MEDDOUN
    Dimanche 27 Avril à 15:23

    Infirmière libérale depuis 15 ans je suis actuellement en licence santé publique.


    j'ai choisis pour la soutenance de mon rapport de licence de réfléchir sur notre condition de travail et j'aurais besoin de témoignages. Merci vous pouvez me contacter touraia.meddoun@live.fr A bientôt

    18
    fiore
    Mercredi 19 Février à 21:15

    Bonjour... quel plaisir de voir ou de lire enfin des choses que moi aussi j'ai vécues en tant qu'infirmière. J'ai commencé l'ifsi pleine de joie, persuadée que l'hôpital allait enfin me faire connaître un milieu humain... Quel choc mon premier stage... les """soignantes""", des mégères, méchantes qui critiquent les patients à longueur de journée et qui ne cherchent que le problème où il n'est pas... sans parler du fait qu'en 3 ans je n'ai rencontré que qq infirmières qui m'ont semblé à leur place de soignante, réellement dans le don, le partage et la bienveillance, qu'ils soient prodigués aux patients ou partagés avec les collègues et les étudiants infirmiers... ces soignantes malheureusement ne se comptent (celles que moi j'ai rencontrées et en 3 ans on en rencontre) que dans les doigts d'une seule main !!!


    Je suis déçue voire écoeurée par ce milieu d'hystériques... où les cadres ne relèvent pas du tout le niveau bien au contraire parfois... j'en ai connu une (elle mériterait d'être suspendue de ses fonctions) qui ne s'intéressent qu'aux histoires de merde et fait du copinage avec les aides-soignantes les plus connes... elles viennent au taf pour intoxiquer tout le monde... c'est pas grave tout ça ???? pis, c'est une cadre menteuse et qui fait des transferts... ahahahha celle-là je me demande bien comment son très bas niveau intellectuel lui a permis d'accéder à ce poste hihi on peut tout imaginer !!!!


    Certains se plaignent de l'agressivité des patients, et s'étonnent de se prendre des tartes dans la gueule... mais jamais ne se questionnent sur leur comportement...


    Je pourrais écrire des pages et des pages sur mon dégoût de certains "soignants" !!!!!


    Bien à vous toute et merci à Clématite pour l'ouverture de ce blog ainsi que pour tes écrits qui ne manquent pas de finesse et d'intelligence !!! 


     


     


     


     

    17
    Mercredi 5 Février à 21:06

    Merci Nath! Vous vous retrouvez parce que ce que j'écris c'est juste du vécu, pas de la mise en scène. Et je vous souhaite énormément de force pour vous occuper de votre petit bout de chou comme il le mérite! Avec tout l'amour  d'une maman que vous êtes, et qui a voulu trop donner, sans jamais recevoir... A votre tour de créer VOTRE univers et d'envoyer bouler tout ce qui est toxique autour de vous. L'éponge est pleine? Changez la. Et parfois gagner un peu moins avec un confort de vie incomparable, ne plus avoir le noeud au ventre et ne plus culpabiliser de laisser ses gamins seuls à la maison (un jour j'écrirai là dessus) c'est juste le BON choix! Je me permets de vous envoyer plein de pensées positives!!!! Amicalement votre , of course ...

    16
    Nath
    Mercredi 5 Février à 17:16

    J adore quand on nous dis c est un beau métier ide sauf que l'on oublie que ça nous tue à petit feu si on ne fais pas attention en fait c est insidieux , on s en rends compte trop tard quand le born out et la et comme vous le dites ( on est pas stupide on vois bien les premiers signes mais on est plus forte que ça !!et les finances nous imposent de rester contre notre gré !) mais je crois que la distance est difficile. Perso aujourd'hui la question ne se pose plus mon fils est tombé gravement malade est la l'évidence c est impose à moi Mon bébé à besoin de moi pour vaincre la maladie (j ai déjà loupé trop de choses importante et oui en tant que maman je culpabilise ) et je ne peux pas absorber toute la misère du monde je n'ai pas et plus la force de me battre sur tout les front. Incompréhension (inattendu) d'une collègue avec qui ont a bosser pendant des années ( impression d'être plus que des collègues mais non), les patients côtoyer pendant des années que j ai fais passer avant ma propre famille , mon bien être évidement (car y a des jours ou on se fais veaimt violence pour assurer la tournée ) comprennent ce qu'il veulent tant pis mais vraiment j ai ouvert les yeux le libéral c est fini de toute manière pas le choix puisque  tribunal  et la perte matérielle totale qui va avec  etc ( bah oui pas les moyens de payer les charges restantes etc)  et encore je vous la fais light Aujourd'hui je pense que je ne serais plus une bonne soignante car j ai ouvert les yeux de manière trop douloureuse !!! Le jour ou je vais devoir reprendre (finance obligé et quoi faire ?) j espère que d'ici ma reprise (en tant que salarié seule certitude ) j aurai retrouver l'envie et l amour que j'avais pour ce métier !!! Merci je me sens moins seule car je me retrouve dans vos mots sur beaucoup de vos articles 

    15
    FéeClochettes
    Samedi 27 Juillet 2013 à 17:27

    Tiens va donc voir , y a aussi du traitement du même sujet chez Monoblogue.

    14
    Clématite Profil de Clématite
    Mercredi 1er Mai 2013 à 14:30

    Ellie77: tu peux me contacter..... par mail

    13
    Ellie77
    Mercredi 1er Mai 2013 à 12:34

    bonjour à toutes,

    J'ai fait un burn out en 2009. En arrêt 2 ans 1/2. j'ai repris sur un poste aménagée dans la FPH - adjoint administratif.

    Je suis en poste depuis 1 an et quelques mois. J'ai très peur de mon devenir professionnel.

    Je n'arrive plus à mettre les pieds dans les services de soins.

    Le DRH me propose un reclassement en catégorie C. Depuis, j'angoisse.

    Je n'arrive pas à me dire que mon diplome ide ne m'est d'aucune utilité aujourd'hui.

    Une réorientation professionnelle est très difficile. J'ai fait beaucoup de recherche mais en vain. Je tourne en rond, je ne sais pas ce que je vais devenir et cela me paralyse.

    Mes forces ont disparu : deux choix : cadre de santé : car s'est plus simple je connais bien le domaine mais j'ai perdu confiance en moi.

    L'autre dans le domaine de la formation continue, mais le DRH n'a pas la possibilité de m'iniitier à se travail sur le site. Il faut faire un master 1 puis un master 2 avant une VAE ou une candidature spontanée dans les organismes de formation sur PARIS. (2 h de transport aller et retour). avant je l'aurai fait ! aujourd'hui, je rencontre des montagnes

    J'ai 20 ans à bosser, et  je ne m'épanouis pas !

    Je ne sais plus, et personne ne comprend se que je ressents. Les collègues me piquent aussi souvent qu'elles le peuvent et j'en ai marre de faire comme si rien ne me touchait.

    Besoin de soutien !

    Merci de m'avoir lu

    Ellie77

    12
    vivre
    Mardi 8 Janvier 2013 à 14:46

    Ah merci pour parler de ce qui se tait!

    burn out il y a quelques années alors que je travaillais en intérim, missions sucessives à l'arrache....fatigue+++++ et crack burn out !

    j'ai 50 ans, j'ai exercé dans divers postes et surtout en extra hospitalier.actuellement suis en siad, fatiguée aussi par le comportement de collègues ,je trouve qu'il y a beaucoup de volonté d'être une "bonne" ide, encore beaucoup trop de "sacerdose" de "dévouement" etc... pour moi je pense qu'il faut considerer le métier d'ide comme un métier!!

    cette image est entretenue par la société mais surtout par les ide elles mêmes car ca leur fait plaisir que les gens aient cette image d'elles...après des années de boulot j'ai compris qu'il faut accepter la limite et la faire sentir aux patients sinon on plonge dans la depression et voir plus  on est pas des saintes et cette attente des ide de se sentir reconnues m'agace vraiment car je pense que c'est là tout le noeud du problème elles cherchent à être reconnues, aimées, à sentir qu'elles ont aidé les autres etc...et que par ailleurs les gens sont de plus en plus en demande d'affection, d'ecoute,  car solitude, désarroi etc... j'en suis venue à me dire que chacun à sa part à porter : je fais des soins et le patient a à voir ce qui lui appartiend de porter et prendre en charge.voir que je ne suis ni psychologue, ni psychiatre.alors ca parait dur, je suis une ide fermée pour certaines , mais au final je m'apercois que je trouve ma place et que dans ce métier il faut assumer de ne pas être aimée, de passer pour une méchante parcequ'on ne prend pas le temps d'écouter, et oui on a à se protéger sinon on peut plus bosser. plus on me demande au delà des soins à faire moins je donne, celà remet les choses à leur place.l'empathie n'empêche pas de fixer des limites, de dire aussi à un patient qu'il ne se comporte pas correctement, de ne pas rendre le service qu'il nous demande car on a pas le temps ou qu'on a vraiment pas envie.donner une limite et être en empathie,je pense que les deux ensemble font qu'on est à sa place.

    je me demande si la culture judéo chrétienne n'y est pas aussi pour quelque chose dans ce comportement des ide, genre je me sacrifie! c'est pas forcément conscient mais ...on dirait bien que c'est tapis dans un petit coin de notre tête. Et la société bisounours et guimauve ne fait pas bon ménage avec la capacité à trouver en soi d'assumer son rôle de soignant et la capacité pour chacun d'assumer sa situation dans la maladie, le souffrance, le handicap etc...peut être que fixer une limite à ce qu'on ne peut pas faire pour un patient, à une aide qu'on ne lui donnera pas car celà nous épuiserait,ou simplement car ce n'est notre rôle,est aussi un moyen pour ce patient de se rendre compte qu'il est le seul à pouvoir assumer sa situation.

    aie aie aie je ne vais pas me faire aimer en ecrivant tout ca et bien tant pis, c'est pavé dans la mare aux idées recues,aux images transmises  je donne un petit coup de pied dedans car je veux vivre avec mon temps, exercer mon métier et bien me porter.egoiste je suis et bien oui j'en ai pas honte,

    il y aurait beaucoup à dire, et en résumé je dirai que c'est à nous de changer et de réfléchir sur ce que être professionnelle veut dire à l'heure actuelle.

    merci à clematite pour ce blog, et très bonne année 2013 !!!

    11
    mere theresa
    Mardi 11 Décembre 2012 à 14:16

    tout est dans le pseudo


    Avec ma collegue "preferée" on se charriaient tout le temps . Attention mere theresa tu t'investie trop . Mais oui ,mais oui soeur emmanuelle . Et maintenant je me charrie toute seule dans ma voiture elle a peté les plomb et en arret depuis 3 mois ...J'ai d'autres collegues(on travaille a 8 ) mais c'est pas pareil moins complice...J'ai pris une mega claque dans la gue...Elle est plus agé que moi et au dela de la douleur ressentie pour elle , je flippe grave pour moi mon avenir dans la profession. J'adore mon boulot mais il est prenant et j'ai du mal a trouver le juste milieu entre l'inf (trop) devouée et celle qui se protege tellement qu'elle devient froide et hautaine .


     

    10
    Clématite Profil de Clématite
    Mercredi 5 Décembre 2012 à 13:53

    pokara merci, c'est le but, de se soutenir!!

    9
    POKARA
    Mercredi 5 Décembre 2012 à 13:19

    Comme souligné dans d'autres commentaires, cela fait du bien de ne pas se sentir seule. Je suis infirmière diplomée depuis 20ans, après quelques années à occulter mon burn out, je l'ai pris en pleine face il y a 6 mois. J'ai tout planté, je vivote d'intérim et remplacements divers, je sais pas faire autre chose qu'infrmière... et pourtant je voudrai tout arréter ! j'ai pensé au suicide, et j'y pense encore parfois. J'utilise mon temps libre pour faire le point. Et j'avoue que ce mouvement de lutte qui s'amorce me fait du bien et me remotive.

    8
    Clématite Profil de Clématite
    Lundi 26 Novembre 2012 à 11:48

    Merci à tous de vos réactions.... ca me fait chaud au coeur, pendant des années je me sentais "anormale" et je m'aperçois que c'est ce travail qui l'est....enfin, les conditions dans lesquelles on l'exerce! nous ne sommes pas seuls, soutenons nous! et courage!!! U are the best!

    7
    No Loubaski
    Lundi 26 Novembre 2012 à 11:42

    Ah l'empathie ! Quel fameux mot ! A l'IFSI, ils (les formateurs) ont mis des semaines avant de pouvoir nous expliquer ce que c'était... Avant de nous noyer dans des recherches inutiles histoire de nous faire travailler !
    Aujourd'hui, je prends de plein fouet l'empathie... Je suis empâtée oui plutôt ! 

    6
    Samedi 24 Novembre 2012 à 21:49

    Bonjour clémentine,

    Je suis aussi infirmière et pour la deuxième fois en burn out, (4 ans d'arrêt mmaladie, le première fois et là j'en suis à 1 an), je n'en peux plus, marre du harcèlement des cadres, de la direction, des collègues de travail. Ma décision est prise, 'arrête le métier, je viens de créer une association.

    Je te comprends, je comprends ce que tt le monde vit, mais justement ce n'est plus une vie.

    Courage!!

    5
    Burn out girl
    Mardi 20 Novembre 2012 à 10:40

    De rien et merci de ton billet ;D       Tout le monde a le droit d'avoir un burn out, parfois j'ai l'impression q ce soit qq chose "liée" à l'exercice infirmière, quand on lit cela à la presse et sur les blogs. Mais non, ce n'est pas que les infirmières!

    Aujourd'hui avec cettre "crise" sans fin on a tous un grand malaise. Prions pour que cela ne soit que passager.

     

    En tout cas, super bon blog, et je vous dit bientôt je serais en formation infirmière (même si les difficultés de financement sont là ...)

     

    4
    Clématite Profil de Clématite
    Mardi 20 Novembre 2012 à 07:05

    merci pour vos commentaires....oui parfois on se sent très seule.... et merci à "burn out girl" pour ton point de vue, pas si éloigné du mien au final....c'était juste ma propre expérience, mais chacun vit SON burn out...le point commun c'est le malaise qui s'en dégage!

    3
    m6
    Lundi 19 Novembre 2012 à 18:14
    2
    Burn out girl
    Lundi 19 Novembre 2012 à 15:27

    Moi aussi j'ai un burn out... burn out on a tous, et même si on est pas infirmière... burn out de l'indifférence, burn out de bosser de 7 h du matin à 20 h avec des collègues cons et gagner que 1300 net... j'ai un burn out là aussi... mon rêve???? pouvoir bosser seule comme vous, sans collègue de travail à la con... contraintes on a tous  pour chaque boulot.  Si tu veux changer, saches que dehors les choses ne sont pas meilleures...  et le salaire , ah le salaires!

    je fais un travail , "transparent" , j'ai un bac +3 et gagne à peine 1300 net. J'ai un burn out.

    je fais un travail qu'avant était réparti entre 3 personnes différentes, aujourd'hui il n'y a que moi, mais le salarie reste le même ... Burn out!

    Mon rêve? être infirmière libérale! et le premier  pas est fait!  concours passé et obtenu! à moi les heures dans la voiture avec la radio et les patients que je dois voir  parfois que quelques minutes, même s'ils sont chiants, je les quittent si vite!  bien mieux que passer 10h voir 12 heures avec les mêmes cons et pendant des années et années...

     

    ça y est j'ai un burn out!!

    1
    Gabvic
    Lundi 19 Novembre 2012 à 13:34

    Bonjour Clématite,


    Egoistement, je me sens bcp moins seule à la lecture de ton blog...


    voilà tout le problème est là : "seule" !!


    Moi c'est vraiment ce qui me pèse au quotidien, la solitude, seule dans ta voiture avec le énième débat politique à la radio que tu commentes seule à voix haute, sans parler des chansons à fond qu'on cantonne à pleins poumons (on s'en fout, personne n'entend), seule quand un patient s'écroule avec toi, seule quand tu restes enfermée dans une SDB avec un patient (si si) dont la gache vient de casser et que tu imagines les 1000 réflexions des patients suivants qui t'attendent, seule quand tu essayes de raconter un bon film que tu as vu à un patient mais qui fait juste semblant de comprendre en te souriant mais qui s'impatiente déjà de refermer la porte et les 15 verrous derrière toi.... bref, je passe la liste, tu la connais...


    Mais bon, quand je fais le bilan, il est plutôt bon, à croire que, soit j'aime çà et là ma part masochiste me fait peur ou alors, je finis par garder que le meilleur de mon quotidien... finalement....


    en tout cas, je ne manquerai pas de revenir lire ton blog que je viens de découvrir sur infirmiers.com.


     


     

    Suivre le flux RSS des commentaires de cet article


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :